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Justice pénale internationale : (im)pressions africaines

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Début octobre 2014, Uhuru Kenyatta devenait le premier Chef d’Etat en exercice à se présenter à La Haye devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Le Président kenyan comparaissait dans le cadre d’une enquête visant à établir son implication dans les violences post-électorales kenyanes de 2007-2008 qui ont fait plus de 1300 morts.
Deux mois plus tard, début décembre 2014, le Procureur annonçait l’abandon pur et simple des charges à son encontre. Dans le courant de l’année 2014, le dossier de l’accusation s’est progressivement affaibli, en raison notamment de diverses rétractations de témoins clés et de difficultés à accéder aux comptes bancaires de Kenyatta. Le Bureau du Procureur a ainsi préféré renoncer à un procès car il ne disposait pas de suffisamment d’éléments pour prouver ce qu’il avançait au-delà de tout doute raisonnable.