Le partenariat Afrique-Europe : trois facettes d'un état d'esprit pour le futur
Analysis - 28 September 2010
par Damien Helly
A quelques mois de la tenue du prochain sommet Afrique-UE, il est temps de soumettre quelques réflexions à l’attention des praticiens et de ceux qui travaillent sur les relations entre les deux continents dans les domaines du développement, de la paix et de la sécurité, en se concentrant sur l’avenir et le champ des possibles plutôt que sur le passé. Il ne sera pas non plus ici question de la Chine, souvent évoquée, car l’urgence concerne la qualité de notre coopération bilatérale.
Trois dimensions semblent fondamentales pour la cohérence (un principe phare de la construction européenne) de la relation Afrique-Europe : la différenciation, la transparence, le leadership.
Ces trois concepts, si l’on cherche à les appliquer et à les décliner sous leurs multiples formes, peuvent nous être à tous d’un grand recours dans notre coopération pour le développement des deux continents. Cependant, la condition sine qua non à ce qui va suivre demeure un consensus sur ce que les partenaires européens et africains, dans toute leur diversité, veulent entendre par développement.
Certains auteurs comme Serge Latouche ont écrit « pour en finir avec le développement » car c’est une notion qu’ils réfutent et à laquelle ils préfèrent celle de « décroissance ». Pour reprendre cet auteur, n’oublions pas que « c’est grâce aux Maliens que nous consommons trois planètes ». D’autres intellectuels prônent aujourd’hui, comme Jeremy Rifkin, une société de l’empathie et non plus seulement de la concurrence. Alors, quel développement voulons-nous pour nos enfants ?
