Une agence de l'Ue
Haie de soldats devant le convoi acheminant la dépouille du chef d’état-major, le Général Batista Tagme na Waie, tué dans un attentat, vers le cimetière de Bissau, Guinée-Bissau, 8 mars 2009. ©Mamadu Alfa Balde/AP/SIPA

PESD en Guinée-Bissau : il faut continuer

Analyse - 28 juillet 2009

par Damien Helly

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Après les multiples assassinats et règlements de compte entre dirigeants politiques et militaires au printemps 2009, la situation en Guinée-Bissau est aujourd’hui beaucoup plus instable, volatile et imprévisible que lors de la phase de plannification de la mission UE RSS (Réforme du secteur de la sécurité).

Quels que soient les résultats des élections présidentielles dont le deuxième tour se tiendra entre Malam Bacaï Sanha et Kumba Yala le 2 août prochain, les questions de fond demeurent, et la réforme de l’armée reste une priorité pour la stabilité du pays. Cependant, ce nouveau contexte politique impose une réflexion tout à la fois sur les enjeux et les obstacles auxquels la mission PESD doit faire face, et sur les capacités dont elle dispose pour atteindre les objectifs qui lui ont été fixés.

Cette étude n’a pas l’ambition d’analyser en détail la situation politico-militaire bissau-guinéenne mais plutôt d’attirer l’attention de l’Union européenne sur certains points qui nous semblent essentiels, notamment pour la réussite de la mission, le maintien d’une image positive de l’UE dans la région et, a fortiori, sa crédibilité dans la gestion civile de crises...